Un régime de terreur

Les animaux de cirque ne performent pas parce qu’ils le veulent, ils performent parce qu’ils sont effrayés s’ils ne le font pas.

Des rapports d’inspection du USDA (United States Department of Agriculture), vidéos et témoignages d’entraîneurs et d’employés de cirque révèlent que les entraîneurs utilisent la force et des méthodes abusives d’entraînement en arrière-scène.

Voici des exemples explicites de mauvais traitements infligés aux animaux de cirque

Hawthorn Corporation

Cette compagnie a fourni pendant les années 1980, 1990 et jusqu’en 2003 les éléphants et tigres aux cirques qui travaillent pour les Shriners malgré son lourd passé de violence. Cette compagnie a été dans l’obligation de remettre en 2004 et 2005, 16 de ses éléphants à la suite des charges répétitives de cruauté retenues contre cette compagnie. Voici quelques faits relatant les violations à la loi « Animal Welfare Act ».

Le 9 avril 2003, l’organisme USDA (United States Department of Agriculture) a déposé des charges contre la compagnie. Plus de 47 violations à la loi « Animal Welfare Act » ont été retracées. Les charges retenues incluent « abus physiques des animaux pendant le transport, la manipulation et pendant le travail des animaux » leur causant des souffrances et un inconfort. De plus, cette compagnie aurait omis de donner des soins vétérinaires:

Le 22 novembre 2003, l’USDA a procédé à la saisie de l’éléphante Delhi et elle a été immédiatement transférée dans un sanctuaire pour éléphants au Tennessee parce que l’USDA a jugé qu’elle était en danger et qu’elle ne bénéficiait pas de soins de vétérinaires. Son corps était couvert d’abcès, de lésions, de brûlures chimiques aux pattes et de cicatrices. C’était la première fois qu’un éléphant est saisi dans l’histoire des États-Unis.

Le 1er juin 2002, l’USDA a cité la compagnie parce qu’elle n’a pas prodigué des soins vétérinaires à trois éléphants qui présentaient de graves problèmes à leurs pattes. De plus, la compagnie a omis de déclarer les circonstances de deux décès, soit du lion Bunda et du tigre Java. L’inspecteur a noté que 13 tigres blancs croupissaient dans leurs cages de transport depuis le 23 avril 2002 ce qui contrevient à la loi que les animaux doivent avoir un minimum d’espace. Les cages de transport sont d’une dimension très réduite.

Le 23 avril 2002, l’USDA cite une fois de plus la compagnie pour avoir causé du stress, des blessures physiques et de l’inconfort à l’éléphante Delhi. Elle avait des abcès sur ses pattes et partout sur son corps, des blessures entre les deux yeux, aux oreilles, sur sa tête, sur ses pattes et sur sa queue. L’inspecteur a remarqué des brûlures causées par des produits chimiques aux pattes. Ces blessures auraient été causées après que l’entraîneur John Caudill ait versé de la formaldehyde non diluée sur ses pattes. L’inspecteur a relevé le fait que ses pattes étaient deux fois la grosseur normale à cause de l’enflure. L’éléphante avait de la difficulté à se déplacer. La même situation avait été observée en 2001.

Delhi se repose maintenant au sanctuaire pour éléphants du Tennesse.

Ce n’est qu’un bref aperçu du dossier de la compagnie car depuis sa constitution, il y a eu une multitude de charges retenues pour violation à la loi « Animal Welfare Act ». Il est possible d’obtenir l’intégralité des violations de la loi sur le site du USDA (United States Department of Agriculture).

Histoire de Lota

On ne peut taire l’histoire de Lota. Cette éléphante appartenant à la Hawthorne Corporation souffrait de tuberculose comme plusieurs de leurs éléphants selon les rapports du USDA. Son état était si pitoyable que multiples représentations auprès de John Cuneo ont été faites pour qu’il accepte de la laisser partir pour un refuge. Son refus a duré plusieurs années ce qui a causé la perte de Lota. En novembre 2004, il accepte de la laisser partir mais il ne lui reste plus longtemps à vivre. Elle décède 2 mois plus tard au sanctuaire pour éléphants du Tennesse.

Lota a été enchaînée pendant toute sa vie et pesait 4000 livres de moins que son poids normal à son décès.
Lota au sanctuaire pour éléphants du Tennesse où elle aura vécu seulement 2 mois.

Histoire de Tyke

Il a fallu l’exécution publique de l’éléphant Tyke pour que l’USDA (United States Department of Agriculture) entame des actions contre John Cuneo.

Le 20 août 1994 à Honolulu, Hawaii, Tyke un éléphant loué par la Hawthorne Corporation au Circus International pour une représentation du cirque des Shriners a tué immédiatement avant sa représentation son entraîneur et a ensuite attaqué un employé du cirque devant les spectateurs affolés. Tyke s’est enfui et a été rattrapé par les policiers qui l’ont abattu de 88 projectiles. C’est le deuxième accident impliquant des éléphants dans une même semaine pour ce cirque.

Cette tragédie s’est produite parce que des violences répétitives ont été faites à cet éléphant. En juin 1988, un officier a reporté qu’il avait été témoin qu’un soigneur a battu Tyke si violemment en public qu’on pouvait entendre l’éléphant se lamenter et se pencher sur trois pattes pour tenter d’éviter les coups. Aucune action de la part de l’USDA n’a été faite. Le 21 avril 1993, alors qu’il performait pour le cirque des Shriners, Tyke a chargé dans l’entrée d’un aréna causant la panique parmi les 3 000 enfants présents. L’éléphant pourchassait son entraîneur et John Cuneo et a ensuite atteint un balcon où étaient assis des spectateurs. Une petite fille a été blessée. Encore une fois, l’USDA n’a pas entrepris d’action contre le cirque.

Sur ce vidéo, on peut visionner l’accident du 20 août 1994. Sur ces images, on peut y voir la colère et la frustration accumulées au cours des années d’un éléphant de cirque. Ces animaux si pacifiques explosent de rage et attaquent la source de leur malheur. Le message de Tyke est clair : Les éléphants, tigres, lions, etc.. ne sont pas faits pour vivre comme des esclaves de cirque, être battus et accomplir des trucs plus imbéciles les uns que les autres.

Tyke s'est fait abattre par la police en 1994.

Autre exemple de mauvais traitements chroniques infligés aux éléphants de cirque. Lorsque des organismes de protection des animaux veulent dénoncer la violence faite aux animaux de cirque, le seul moyen est de s’infiltrer et de filmer à l’insu des gens.

On peut voir dans le présent document filmé en 2002 de Tim Frisco, un directeur d’un des cirques les plus importants de l’Amérique du Nord, soit Carson & Barnes Circus. Il mentionne à un apprenti entraîneur que lorsqu’il doit battre un éléphant de se cacher pour ne pas être vu du public. La punition de l’éléphant ne doit pas se faire devant le public. Voici donc un résumé de la conversation entre Tim Frisco et son apprenti qui a été filmé à leur insu ainsi que le vidéo de cette conversation.

« Tear that foot off ! Sink it in the foot ! Tear it off ! Make them scream !

Frisco crie après un éléphant : « Becky ! Becky ! You mother fucker !

Frisco attaque Becky. Becky recule et crie quatre fois. Frisco frappe agressivement les éléphants pendant qu’ils tournent en cercle.

Frisco explique à l’apprenti la méthode d’entraînement, « Don’t touch them. Hurt them ! Hurt them ! Don’t touch them ! Make them scream ! If you are scared to hurt them, don’t come in the barn. When I say rip his head off, rip his fucking foot off.. it’s very important that you do it. When he starts squirming too fucking much, both fucking hands – BOOM !-right under that chin !” Frisco fait une démonstration de ce qu’il dit.

Frisco continue : « When he fucks around too much... you fucking sink that hook and give it everything you got. Sink that hook into them.. when you hear that screaming then you know you got their attention. Right here in the barn. You can’t do it on the road. I’m not gonna touch her in front of a thousand people. She’s goona fucking do what I want and that’s just fucking the way it is. Make them holler.

Frisco parle à l’éléphant « I am the boss, I will kick your fucking ass !”

Frisco pique le postérieur des éléphants avec son bâton électrique. Un entraîneur frappe violemment la jambe d’un éléphant. Frisco pique de nouveau le postérieur des éléphants avec son bâton électrique.

L’entraîneur avertit les éléphants « I will kick the shit out of you little prick !”

Frisco attaque Becky une éléphante, Becky crie.

Frisco gronde les entraîneurs parce qu’ils ne font pas travailler assez fort les éléphants. Il crie « Why do they have to go through that because you mother fuckers don’t want to listen ?” Frisco frappe violemment un éléphant et continue de gronder ses entraîneurs « If you’ve got a pussy ass fucking attitude, that’s just what they got ! ».

Frisco dit “You guys standing back there... bitch blowed me yesterday and I smoked a fucking joint.”

À propos de l’entraîneur Tim Frisco

Tim Frisco du cirque Carson & Barnes directeur des entraîneurs, était aussi l’entraîneur de Janet. Le 1er février 1992, cette éléphante est devenue très en colère et agressive au moment même où il y avait des enfants sur son dos. Elle s’est enfuie avec les enfants sur son dos. Plus de 12 personnes ont été blessées. Dans sa colère, elle a également projeté un policier au sol et attaqué plusieurs voitures.

Sur le site internet du cirque Carson & Barnes, tout semble extraordinaire. On y mentionne que le cirque est pour la préservation des animaux. Pourtant, après avoir visionné le vidéo de Tim Frisco, nous sommes en droit de nous questionner sur leur notion de préservation des animaux.

Voici des faits qui expliquent bien le régime de terreur infligé à ses animaux :

Beaucoup d’éléphants dans les cirques sont capturés à l’état sauvage. Pour les « casser », on les met sur les genoux, on les immobilise en les enchaînant aux quatre pattes et on leur montre qui est le patron en les battant jour après jour pendant un mois. Les éléphants nés en captivité ont un traitement similaire.

En février 1999, un inspecteur du USDA (United States Department of Agriculture) a trouvé des brûlures, des plaies à vif, des cicatrices sur les pattes de deux bébés éléphants du cirque Ringling Bros Circus. Les bébés avaient été attachés avec des cordes et isolés de leurs mères pour commencer leur entraînement de cirque. L’inspecteur a conclu dans son rapport que le cirque causait des traumatismes, du stress, des dommages physiques et de la souffrance inutile à leurs animaux ce qui contrevient à la loi « The Animal Welfare Act ».

Sur le prochain vidéo, on peut visionner plusieurs faits troublants dont les gestes ont été posés par le Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. Ce cirque est un des cirques les plus importants aux États-Unis. En premier lieu, on peut voir la naissance de Ricardo. Pendant la durée de son accouchement, l’éléphante est enchaînée et incapable de bouger. Un entraîneur n’hésite pas à utiliser son « bullhook ». Le petit Ricardo tombe directement sur le ciment et il sera immédiatement éloigné de sa mère malgré les efforts de celle-ci pour toucher son bébé. Ricardo mourra quelques mois plus tard lorsqu’il est tombé d’un estrade lors de son entraînement. Par la suite, on peut voir bébé Benjamin qui est mort noyé alors qu’il tentait d’échapper au bullhook de son entraîneur. On peut voir également les blessures citées ci-haut aux bébés Angelica et Doc. Angelica est une éléphante qui subit beaucoup de violence présentement. On peut voir sur ce vidéo un entraîneur qui la frappe aux pattes de façon gratuite alors que celle-ci est enchaînée.

Depuis 10 ans, ce cirque compte plusieurs décès de bébés. Kenny un bébé de 2 ans qui était visiblement très malade, le cirque a omis de lui fournir les soins vétérinaires nécessaires à sa condition. Le cirque l’a obligé à performer 3 fois dans la même journée même si Kenny perdait du sang par le rectum. Il est décédé quelques heures plus tard.

Un autre cas de violence a été filmé par un spectateur. Mickey, un bébé éléphant du King Royal’s Circus performant en septembre 1994 a refusé d’effectuer un truc. Son entraîneur l’a discipliné devant l’audience ébahi en frappant l’animal à multiples reprises avec un « bullhook » pendant que le bébé éléphant criait de douleur. Le spectateur qui a filmé a raconté à la police que le bébé éléphant s’est seulement retourné refusant de faire le truc et qu’immédiatement l’entraîneur l’a frappé avec le « bullhook » et qu’on pouvait apercevoir du sang couler de ses blessures.

En février 2000, le Clyde Beatty-Cole Bros. Circus a payé 10 000 $ US d’amende après qu’un inspecteur ait trouvé des cicatrices causées par un « bullhook ». Les animaux avaient des blessures au menton, dans le cou, aux oreilles, à la queue, aux jambes et près des yeux.

En octobre 2002, un soigneur d’éléphant du Sterling & Reid Bros Circus a été trouvé coupable de 3 chefs d’accusation de cruauté envers les animaux. Les témoins avaient mentionné à la cour que le soigneur avait frappé à plusieurs reprises avec un « bullhook » causant à l’animal des blessures qui saignaient, et ce, pendant que le cirque performait dans la ville de Norfolk en Virginie.

Même le cirque Tarzan Zerbini engagé par les Shriners pour les représentations de Sherbrooke aurait eu des éléphants victimes de violence. Le 24 avril 1999, alors que la troupe se trouvait au Duluth au Minnesota, un employé âgé de 27 ans, qui était en état d’ébriété, a été hospitalisé. Il a été grièvement blessé, après avoir été attaqué par un éléphant qui s’était libéré de ses chaînes. Un autre entraîneur d’éléphant a avoué que l’éléphant s’était fait battre par un autre entraîneur en état d’ébriété et qu’elle avait peur des gens sous l’influence de l’alcool.

Ce n’est que quelques exemples d’une longue liste des violations à la Loi « The Animal Welfare Act » faites par les cirques.

Blessure causée par un bullhook

Joyce se mourrant de tuberculose qui a travaillé jusqu'à sa mort.


Éléphant de 3 ans qui se fait casser pour son entraînement comme éléphant de cirque.

Bébé éléphant qui commence sa vie d'artiste.

Célèbre entraîneur qui n'hésite pas à frapper même en public.






ARTICLE DE JOURNAL RELATANT L’ENQUÊTE SUR L’ACCIDENT IMPLIQUANT LE CIRQUE TARZAN ZERBINI

Duluth News Tribune
Duluth News-Tribune (MN)Duluth News-Tribune (MN)
April 29, 1999
SHRINE CIRCUS WORKER SUFFERS INJURIES
Author: Chris Hamilton/News-Tribune staff writer
Edition: FINAL
Section: LOCAL & STATE NEWS
Page: 01B
Estimated printed pages: 3
Article Text:

A 27-year-old circus worker was hospitalized after an elephant seriously injured him at the Duluth Entertainment Convention Center.

Lawrence D. Verokosky, of Saskatchewan, Canada, apparently was injured by an elephant early Saturday morning, according to Duluth Police.

Verokosky, an animal handler, is employed by Circus Maximus or the Tarzan Zerbini International Circus of Joplin, Mo., which presented the annual Aad Temple Shrine Circus last weekend.

Verokosky was taken to St. Luke's Hospital and Regional Trauma Center where he was treated for injuries to his left leg, pelvis and the left side of his face. Listed in serious condition on Saturday, he was upgraded to stable condition by Tuesday. Verokosky left the hospital Wednesday and traveled home by bus to later join the circus in Canada.

How Verokosky was injured isn't clear. There were no witnesses and he declined to comment on the incident.

On Saturday morning, Verokosky told a trainer that an elephant caused the injuries. The following day, Verokosky told the Shrine Circus' local director, Dudley S. Elliot, he fell headfirst near the animals and doesn't remember what happened.

Circus owner, Tarzan Zerbini, did not return repeated phone calls Wednesday.

Dan Russell, the DECC's executive director, said he's heard two or three versions of what may have happened.

A chest-high fence surrounded the six female elephants in the hallway between Paulucci Hall and the arena. Each elephant was secured with a heavy cloth cuff to their front and rear ankles. A chain was attached to the front cuff while a cable hooked to the rear.

Verokosky was found injured sometime before 5:30 a.m. Saturday by elephant trainer Mike Donoho. Verokosky had either walked or crawled to Donoho's trailer before pounding on the door, said Duluth Police Officer Gayle Holton, who investigated the incident.

One of the elephants had broken free of a rear shackle, Holton said. A 50-foot blood trail led from the Verokosky to that elephant, he said.

Elliot, who's also vice president for the Shrine Circus Association of North America, said Verokosky told him he tripped over one of the cables and couldn't remember what happened after that.

Verokosky wouldn't comment Tuesday on the incident except to say, “I don't want it in the paper.”

In the police report, Donoho said Verokosky answered “yes” when he asked if an elephant caused the injuries. But Verokosky refused to elaborate, the trainer told Holton.

Holton said the Gold Cross Ambulance crew at the scene observed Verokosky smelled of alcohol. He did not interview Verokosky.

Another elephant trainer with the circus told the investigating officer the elephants were “originally trained by drunks and were badly beaten in the past and now the elephants don't like the smell of alcohol on people.”

The trainer told Holton a beating would be a normal reaction from the elephants if Verokosky tried to touch them while smelling of alcohol.

“Kind of like having flashbacks,” Holton said.

Dr. Ralph Farnsworth, a professor who teaches exotic animal medicine at the University of Minnesota-Twin Cities, said “It doesn't sound far-fetched to me.”

He's had experience over the years with both zoo and circus elephants as a veterinarian for Como Zoo in St. Paul. Farnsworth said the animals are perceptive and may have remembered Verokosky adversely as someone who has given -- and may again give -- them a shot.

“Elephants do get people,” he said. “They're not as docile as people think. There are probably more people killed and injured by elephants than any other exotic animal.”

Holton said the trainer told him these elephants had been “saved” from their original trainers and are treated humanely by Circus Maximus.

“Generally, circus people are very careful with their animals,” Farnsworth said. “After all, they are their livelihood.”

In years past, animal rights activists have protested the Aad Temple Shrine Circus as inhumane. This year, Elliot downscaled the animal presence to 10 dogs, two monkeys and the elephants. He said he received some three dozen calls complaining about the lack of animals.

The 60-year-old Shriner, who's been around circuses most his life, said he closely inspects each circus before he brings it to Duluth.

Copyright ©1999 Duluth News-Tribune
Record Number: 9904290208